Qu’est-ce que la maltraitance ?
Est-ce cette torture qui conduit l’enfant au cimetière le plus souvent, et dont s’empare la Presse pour démontrer que les cas d’exception sont sous contrôle dans notre monde de la liberté et du respect de tous les citoyens ?
Est-ce que ce sont les coups de bâton et de ceinture ?
Est-ce que ce sont les taloches et les injures ?
Est-ce que ce sont les ordres donnés comme à un chien ?
Est-ce que c’est l’étouffement dans trop d’affection ?
La liste est longue, et la maltraitance, c’est tout ça, et non pas uniquement un petit détail qui va trop loin.
La maltraitance commence à l’endroit où l’adulte décide que l’enfant doit être sanctionné.
Et c’est encore pire, quand on le heurte pour lui enseigner, se fondant sur l’idée reçue que ça ne sert à rien de lui parler, tant qu’il n’a pas appris à parler lui-même.
La violence dans l’éducation se trouve à un bout d’une longue filière, où la maltraitance se trouve à l’autre. On ne peut pas parler d’opposition entre les deux, non, malheureusement.
L’une est ce qui rend l’autre possible.
Il existe des méthodes d’éducation, qui ne font mal à personne… !!!
Si nous les promouvons mondialement, la maltraitance cessera d’exister, tout simplement.
Si nous confrontons l’éducation classique à ces méthodes, nous comprenons, sans faille, que la maltraitance est l’une des plus graves conséquences de tout notre système d’éducation.
hello comme convenu sur facebook je te laisse mon adresse perso bon courage frédéric
bon les mauvais souvenirs remontent……abandonné à 13 ans, accusé de fugue…. arrivé au centre de redressement avec 17 marques de mousqueton de laisse à chien constatées et un bras cassé maintenu par 2 planchettes de bois (pas de médecin visité) j’ai été alors le coupable…les temps ont changé..tant mieux mais quand je vois le comportement de certains gamins je me dis qu’aujourd’hui il y a des parents maltraités….
C’est en parlant de ces mauvais souvenirs, qu’on arrive à comprendre le phénomène. C’est en réunissant les histoires vécues, qu’on arrive à en tracer les lignes générales, celles qui tracent la trame du phénomène.
Négligences, brutalités, excès de vocabulaire, humiliations…
Il paraît que c’est pour préparer les enfants à devenir grands.
Malheureusement, ça ne tient pas compte du fait qu’étant ainsi “préparés”, quand ils arrivent à l’âge adulte, ces enfants sont épuisés, leur schéma réactionnel est faussé, leur personnalité écrasée…
Il y a le ressentir individuel, qui est différent chez les uns et les autres, mais le schéma sur plusieurs générations, il reste le même.
Tu as toujours ceux qui suivent le mouvement, et tu as également ceux qui se démènent pour lutter contre ce qu’on leur a enseigné.
Je te connais, toi : Tu as lutté, tu as de merveilleux enfants !
Mais combien de maltraités peuvent en dire autant ?
Une fois qu’ils ont suivi l’exemple, ils ne peuvent plus rien reprocher à leurs parents… c’est ça, la lourde hérédité de l’enfant maltraité…
S’il reconduit, il sera respectable, s’il fait mieux, il sera montré du doigt…
Bonjour,
Merci pour ce blog et la liberté d’expression qu’il crée.
Cependant, je dois avouer que je suis très peu d’accord avec les concepts que tu développes Lilith. Dire, par exemple, que sanctionner un enfant c’est le maltraiter. Cela fait partie de grandes idées qui pour moi ne veulent pas dire grand chose. Mais je suis tout à fait d’accord pour débattre de tout cela ici.
A très bientôt
Pierre
Pour moi, ces idées veulent dire quelque chose : J’ai mis au point avant de mettre en pratique, j’ai mis en pratique ensuite, j’observe aujourd’hui les données sur non moins de six générations d’une même famille, et j’ajoute de nombreuses autres observations.
Autrement dit : Après avoir été dressée comme une chienne, je me suis efforcée d’éduquer valablement mes enfants.
Dans l’une des deux méthodes, l’autre est de la folie, et inversement.
Toutefois, laisse-moi le temps de développer jusqu’au bout ce que j’en pense, et tu comprendras qu’à la fin de tout l’exposé, ce sont les coups qui ont fait le moins de mal… à la condition qu’ils arrivent seuls, et ne représentent vraiment qu’une “punition”…
Mais, de l’autre côté, ce sont les coups qui ouvrent la porte à la violence verbale et affective, et celles-là, elles détruisent insidieusement, durablement, à long terme , avec de nombreux et imprévisibles revirements.